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Travailler de la maison pour réduire son empreinte écologique

Il y a quelques mois, je suis tombée sur un article parlant des bénéfices du télétravail pour réduire son émission de gaz carbonique, ce qui pourrait même être une solution si cela était appliqué à une plus grande échelle.

Puis, j’ai réalisé qu’en travaillant de la maison, que je faisais une action de plus pour un mode de vie écologique et durable. Bien au-delà de ça, travailler de la maison a des répercussions sur plusieurs actions du quotidien qui contribuent davantage à réduire mon empreinte écologique.

Quelques chiffres

Se rendre au travail engendre une série d’actions qui sont néfastes pour l’environnement, mais aussi sur le bien-être de la personne. Bien plus que l’utilisation de la voiture ou des transports pour se rendre, le temps nécessaire aux déplacements réduit celui passé à la maison avec sa famille ou à cuisiner un bon souper.

  • Faire 20 km/jour pour se rendre au travail avec une voiture berline produit 1,25 tonne de Co2. L’équivalent de 9 arbres est nécessaire pour compenser ces émissions.
  • En 2016, les Canadiens ont consacré en moyenne 26,2 minutes à leurs déplacements entre le domicile et le lieu de travail. Plus précisément, en 2016, les automobilistes mettaient en moyenne 24,1 minutes à se rendre au travail, et les usagers du transport en commun, 44,8 minutes. (Source: Statistiques Canada)
  • Plusieurs études internationales ont montré que les longs déplacements pour se rendre au travail, en particulier en véhicule privé, ont des répercussions sur la santé et la productivité globale des travailleurs. (Source: Statistiques Canada)
Cette semaine, j’ai publié sur ma chaîne YouTube une vidéo sur comment j’organise mon temps en tant que travailleur autonome. Pour la regarder, cliquez ici ou sur l’image!

5 raisons pour lesquelles travailler de la maison est plus écologique

1. Réduction des déplacements

Les déplacements pour se rendre sur son lieu de travail produisent beaucoup de gaz carbonique, excepté les jours qu’on s’y rend à pied ou en vélo. En travaillant entièrement de la maison, cela limite considérablement mes déplacements et mon besoin d’utiliser la voiture. Ainsi, moins de CO2 sont libérés dans l’air. Il suffit de regarder la statistique mentionnée ci-haut pour imaginer la différence!

2. Réduction du gaspillage alimentaire et des emballages

En travaillant de la maison, j’ai accès à mon réfrigérateur et à ma cuisine en tout temps. Je peux me cuisiner un repas sur l’heure du midi et utiliser ce qu’il y a dans mon garde-manger en cas de petits creux. Le matin, il me suffit d’utiliser ma caféière à piston pour faire mon café, servi avec du lait La Pinte en bouteille consignée. Vous l’aurez deviné, cela diminue énormément la possibilité de scénarios où j’achète un breuvage, une collation ou un repas sur le pouce. Ces options accessibles pour manger ou boire produisent souvent des déchets lorsqu’on n’a pas nos accessoires zéro déchet sous la main.

En ayant accès à ma cuisine en tout temps, ça réduit aussi le gaspillage alimentaire. En étant chez moi, j’ai davantage l’occasion de cuisiner et d’utiliser les aliments avant qu’ils ne se gaspillent.  Ainsi, je peux lancer un potage en utilisant mes légumes flétris et ça me fait un délicieux souper pour le soir!

3. Économie d’espace et d’énergie

Travailler de la maison et ne pas avoir de bureau extérieur signifie aussi une économie d’espace et d’énergie. Bien que de travailler de la maison et vivre dans le même espace peut être un inconvénient pour plusieurs, ça comporte aussi plusieurs avantages, surtout sur le plan écologique. Un espace de moins à chauffer, à éclairer, à entretenir et à payer.

Souvent, je travaille sur ma table de cuisine. C’est l’endroit le plus lumineux de l’appartement!

4. Moins de déchets

Travailler de la maison, ça limite la quantité de déchets produits de manière générale, qu’on pratique le zéro déchet ou pas. Dès que l’on sort de chez soi, il y a de multiples événements qui se présentent à nous et qui peuvent créer des déchets. Que ce soit un sachet de sucre, un ticket de métro, une facture, un emballage de noix acheté au dépanneur, un dépliant et j’en passe! Une première solution est de refuser ces articles. Néanmoins, être à la maison limite notre exposition à ces possibilités de produire des déchets additionnels.

5. Économie de matériel et d’équipement

Lorsque nous sommes nos propres employeurs, nous sommes responsables de l’entièreté des dépenses effectuées. Ainsi, on est plus réticent à faire l’achat de fournitures de bureaux ou de matériel technologique. Avant de faire un tel achat, on y réfléchit deux fois plutôt qu’une et il en est de même lorsqu’on doit imprimer un document. Indirectement, un tel comportement limite la consommation et réduit par le fait même notre impact environnemental.

Le télétravail, une solution!

Bref, travailler de la maison est une réelle solution pour réduire son impact environnemental. On dit même que ça pourrait être une solution pour réduire les émissions de CO2 : «Si tous les Canadiens occupant un emploi compatible au télétravail et se déplaçant en voiture pour se rendre au boulot restaient deux jours par semaine à la maison, la consommation annuelle d’essence au pays serait réduite de 390 millions de litres, selon une étude du Telework Research Network. Ce qui reviendrait à retirer près de 286 000 voitures de la route chaque année au Canada.» (Source: Unpointcinq.ca)

On a donc tous intérêt à faire du télétravail si notre emploi nous le permet!


Articles sur le sujet :

https://unpointcinq.ca/economie/teletravail-action-changements-climatiques/

https://www.accuweather.com/en/weather-news/how-working-from-home-helps-the-environment/70007224

http://ecolonomics.org/3-reasons-working-from-home-is-good-for-the-environment/

https://www.thepennyhoarder.com/make-money/save-the-earth-work-from-home/


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